Aller au menu de navigation Aller au contenu Aller au plan du site Aller a la recherche Retour accueil Retourner en haut de page Page accessibilité Page contact

Article paru le 12 décembre 2013 dans Nantes 2013 European green capital

Depuis le mercredi 4 septembre, le nouvel atelier du « Retz emploi » a ouvert ses portes dans le quartier du Breil à Nantes. L'atelier est lauréat de l'appel à projets citoyens Nantes Capitale verte. Cette ressourcerie donne une seconde vie aux objets destinés à la déchetterie.

Ressourcerie du Breil

Dans le quartier du Breil, l'atelier du « Retz emploi » est avant tout un lieu convivial, où l'on met au premier plan l'échange entre habitants du quartier et la réduction des déchets. Après les boutiques de Sainte-Pazanne, du Pellerin et de Saint-Brévin, c'est la quatrième ressourcerie qui ouvre ses portes dans le département de la Loire-Atlantique. On peut y trouver une vaste gamme de vêtements, de la vaisselle, des jouets, des livres, des outils, des objets insolites et anciens. Tous accessibles, à tous les budgets. L'atelier est lauréat de l'appel à projets citoyens Nantes Capitale verte.


Le concept ? La ressourcerie collecte tout type d'objets dont les gens souhaitent se débarrasser. En 2012, l'atelier du « Retz emploi » a collecté de diverses manières plus de 200 tonnes de matériel. L'association se déplace gratuitement chez les particuliers, mais l'apport volontaire dans les magasins est également possible, et il y a des collectes en déchetterie. Ensuite, ils sont valorisés et revendus dans les magasins de la ressourcerie, sans but lucratif. Une ressourcerie est une marque déposée. Pour l'être, il faut être adhérent du Réseau des ressourceries, un réseau associatif qui représente une centaine de structures en France. Il faut rentrer dans une démarche de développement durable et respecter les quatre fonctions du concept des ressourceries : la collecte, la valorisation, la vente et la sensibilisation.

Réutilisation et recyclage

« Le taux de réutilisation s'élève à 65% », explique Sylvain Gelly, directeur adjoint de l'atelier du « Retz emploi ». « Ce pourcentage élevé de produits, qui peuvent être revendus directement dans nos magasins, est encourageant. C'est la solution la plus écologique, car le circuit des produits vendus ne nécessite pas d'utiliser de nouvelles matières premières. Cela évite l'accumulation de déchets. »
Quand la réutilisation s'avère impossible, l'association dirige les objets vers une filière de recyclage adaptée. « L'année passée, près de 19 tonnes de papiers, 14 tonnes de textile et 4,6 tonnes de déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) ont été recyclées par nos partenaires de l'Economie Sociale et Solidaire (ESS), soit 30% de la matière que nous avions reçue. 5% des objets collectés finissent malgré tout en déchetterie. »

Un lien social dans le quartier

La nouvelle ressourcerie, mise en place en lien avec les bailleurs sociaux et la collectivité, veut pleinement jouer son rôle social dans le quartier du Breil. « Nous facilitons l'insertion des personnes défavorisées, peu qualifiées, handicapées... en créant des emplois pérennes pour eux », précise Sylvain Gelly. « Chaque membre de l'équipe est à son tour porteur d'un message de sensibilisation. L'idée est d'échanger avec les habitants au sujet des déchets et de l'écocitoyenneté. C'est un quartier avec une grosse densité, où il y avait régulièrement des dépôts sauvages. Nous sensibilisons à ne pas jeter les encombrants dans la rue, mais à leur donner une seconde vie. Ainsi, finalement, tout le quartier devient acteur de la réduction des déchets. »

Article paru dans Ouest France le 21 octobre 2009

La porte de la boutique bouchée avec du contre-plaqué, après le cambriolage.

 À Sainte-Pazanne, la boutique de la ressourcerie a été cambriolée dimanche. Le 3e vol en deux mois. « Cela met en péril la stabilité financière de la structure. »

C'est la goutte d'eau. Dans la nuit de samedi à dimanche, la vitrine de la boutique de l'Atelier du Retz emploi de Sainte-Pazanne a été brisée par le jet d'un pot de fleurs et les locaux ont été fouillés. Les recettes des ventes du samedi des boutiques de Sainte-Pazanne et du Pellerin se sont envolées... Un peu plus de 1 000 €. L'association, qui collecte, valorise et revend à petits prix des objets usagés, réagit en envoyant à la presse un communiqué pour « que ces méfaits cessent ».

Car ce n'est pas le premier vol. Le 13 août dernier, l'association s'est fait voler le train arrière de l'un de ses camions garé sur le parking de l'association. Une pièce qui coûte 400 € et sans laquelle le véhicule ne peut pas rouler... Samedi 12 octobre, en pleine préparation pour la braderie des Ecossolies au Min de Nantes, ce même camion (le plus volumineux) était dérobé avec comme chargement six mois de mobilier et d'objets triés en vue de ce gros événement. Il fut retrouvé le jour même, sans moteur, vidé et carbonisé. « On doit en racheter un, ça coûte 20 000 € »,estime Sylvain Gelly, directeur-adjoint de l'Atelier du Retz emploi. La boutique du Pellerin avait, elle, déjà été cambriolée une douzaine de fois depuis son ouverture en 2009.

« Incompréhensible »

 

« Ces actes incompréhensibles sont des freins à l'investissement humain des salariés et bénévoles de l'association et mettent en péril la stabilité financière de la structure actuellement en développement », regrette l'association.

L'Atelier du Retz emploi, né en 2006 à Sainte-Pazanne, crée de l'emploi et permet aux démunis de s'habiller et de s'équiper à petits prix. C'est aujourd'hui 12 salariés, 4 boutiques solidaires (Sainte-Pazanne, Le Pellerin, Saint-Brevin, Nantes), 25 bénévoles, 200 tonnes de déchets collectés par an sur les 41 communes du pays de Retz. En 2012, les deux boutiques du Pellerin et de Sainte-Pazanne ont été fréquentées par 20 000 personnes environ.

Des alarmes dans le nouveau bâtiment

Le siège déménage dans un mois dans des locaux neufs et plus grands à Sainte-Pazanne. Il sera sous alarme... « On fait des démarches pour mettre en place une alarme et des détecteurs de présence. Idem pour nos véhicules, décrit Sylvain Gelly. C'est désagréable d'en arriver là... »

Ces dernières années, plusieurs associations caritatives ont été prises pour cibles par des cambrioleurs peu scrupuleux. Fin 2009, un camion de jouets des Restos du coeur est volé à Carquefou. Novembre 2010, nourriture et vêtements sont dérobés au Secours populaire de Couëron. Octobre 2012, à Rezé, le Secours populaire, la Croix-Rouge et Cadr'Action, sont cambriolées à la suite. En septembre dernier, c'est au tour du Secours populaire et des Restos du coeur de Pontchâteau. Ce ne sont là que quelques exemples d'une longue liste.

« On est moins sécurisé, parce qu'on n'a pas les moyens et parce que ce n'est pas un souhait, note Sylvain Gelly. On a tendance à avoir confiance en l'humain. Mais là, on voit que certaines valeurs sont absentes. »

L'association alerte aussi les médias pour « expliquer aux habitants nos difficultés actuelles à être aussi réactifs qu'à l'accoutumée ». Avec un camion en moins et des démarches en plus à faire, les employés de l'association sont moins présents dans les déchèteries et peuvent moins collecter.

Article Ouest France : http://www.ouest-france.fr/latelier-du-retz-emploi-vole-une-fois-de-plus-1644746

Article Paru le 2 avril 2009

Une nouvelle boutique solidaire ouvrira en mai au Pellerin. Mobilier et objets récupérés y seront vendus à petits prix.

Photo de la boutique du Pellerin

Ça y est, le bail a été signé ! Retz emploi va s'installer au 18 rue du Docteur-Sourdille au Pellerin.

D'ici mai, l'association basée à Sainte-Pazanne proposera une boutique solidaire avec un coin détente où les gens pourront discuter autour d'un café et autres gâteaux. L'objectif est de créer du lien social et de participer à la réinsertion par l'emploi en collectant des objets puis en les revendant. Un projet auquel s'ajoute une dimension environnementale via la récupération de vaisselle, ordinateurs, outillage, mobilier, disques, électroménager, jouets, vêtements...Une maison où tout est à vendre !

« Cette nouvelle boutique s'appellera aussi Atelier du Retz emploi, comme celle de Sainte-Pazanne. Nous voulons garder une unité », confie le directeur Gildas Houssais. Mais des différences sont à noter : « La nouveauté réside dans la manière de présenter les objets. Nous allons reconstituer une maison avec une chambre, une cuisine, une salle à manger et les gens pourront la visiter et tout sera à vendre, du lit jusqu'au bibelot », poursuit le responsable. Dans la cour, les visiteurs trouveront tout ce qui concerne le jardinage et les jeux de plein air. Une initiative menée de concert avec la Ville. « La municipalité est très tournée vers le développement durable et l'écocitoyenneté, explique Gildas Houssais. C'est tout naturellement qu'elle est venue me demander si un projet de ressourcerie (atelier de réinsertion par la récupération) pourrait voir le jour sur la commune. » La structure ouvrira en mai, dans une maison de 70 m2louée par la commune. Pour l'heure, bénévoles et élus s'affairent pour rafraîchir les bâtiments.

Recherche de bénévoles

« Nous recherchons des bénévoles qui voudraient s'investir dans notre projet, indique le directeur. Nous sommes actuellement 18 et, avec l'ouverture de cette seconde boutique, il va nous manquer du monde. » Un second appel est lancé aux financeurs : « Nous ne sommes que quatre salariés dont trois en contrat de réinsertion. Il nous faudrait un adjoint et un autre employé. Notre action est de vendre à petits prix mais aussi de créer de l'emploi, notamment pour les personnes en difficultés. »

E.M. et P.B.

Renseignements au 02 40 65 89 09 ou au 06 71 65 87 20.

Repères

Entraide

La commune du Pellerin loue les locaux à un prix modéré. Ceux-ci étaient auparavant occupés par les Ambulances du Pays de Retz, le bâtiment servant de locaux relais pour les entreprises. Cette société est désormais installée au 37 rue de la Jaunaie, toujours au Pellerin.

« Notre action est de vendre à petits prix et de créer de l'emploi »

Article paru dans Ouest-France le 02 décembre 2013

En 2006, il est celui par qui le concept de ressourcerie est arrivé en Loire-Atlantique et au cœur du Pays de Retz. Entretien avec Gildas Houssais, Directeur de l'Atelier du Retz-Emploi, et Émile Beucher, Secrétaire national du réseau des ressourceries.

Gildas Houssais, pionnier de la ressourcerie

Comment est née la ressourcerie en Pays de Retz ?

L'association du Retz-Emploi a été créée en janvier 2006. On a commencé la vente en novembre 2006, dans un petit local. Mais la réflexion avait germé en 2003. À l'époque, j'étais un gros récupérateur, très bricoleur, je retapais des meubles... Déjà, je passais du temps dans les déchèteries à jeter, mais aussi à récupérer. Quand on s'est lancé, il n'existait que 12 ressourceries en France, surtout dans le Pas-de-Calais. Aujourd'hui, il y en a 120, qui emploient quelque 3 000 salariés. Et chaque mois, nous sommes contactés par une petite dizaine de projets qui souhaitent se lancer.

Qu'est-ce qui a fait que ça a germé ici ?

Au départ, j'étais convaincu qu'il y avait une opportunité pour une ressourcerie en Pays de Retz. J'ai commencé à évoquer ce projet. Le maire de Sainte-Pazanne, Bernard Morilleau, a été le premier à l'écoute, et mon premier soutien. Les seules offres de locaux qu'on ait eues étaient ici. En même temps, Sainte-Pazanne, c'est central par rapport au Pays de Retz, ça nous permet de rayonner sur tout le secteur. L'essor du Retz-Emploi est aussi lié à une évolution des mentalités.

Votre caverne d'Ali Baba du départ semble devenue aujourd'hui une grande surface ?

Notre atelier est certes devenu une plus grosse structure qu'au début. Il emploie aujourd'hui 14 salariés, dont 13 à temps plein. Nous collectons et valorisons 250 tonnes d'objets par an. Mais notre enseigne demeure une boutique traditionnelle, un endroit chaleureux, où le café est à disposition des clients. Nous cultivons le lien avec les gens, la convivialité, la rencontre, la découverte, la proximité, l'envie de venir à la boutique.

Article paru dans Ouest-France le jeudi 22 novembre 2012

Un valoriste sur la déchèterie de Tougas à Saint-Herblain.

Alain Riffaud, valoriste à Saint Herblain.

Sur le site de Tougas, la filière de retraitement des déchets, de la collecte au réemploi, se donne un nom pour ressourcer les matières et pour l'accès à l'emploi.

Encombrement

La rotation des véhicules chargés de déchets, verts ou tout venant, est incessante vers la déchèterie de Tougas, sur le site d'Indre et Saint-Herblain. Il arrive même qu'à certaines heures, l'encombrement soit atteint. Le phénomène n'a pas échappé à l'association de l'atelier du Retz emploi qui a installé une « ressourcerie », tenue par un valoriste, à l'entrée.

Une ressourcerie

C'est un outil de développement durable, adapté pour l'environnement, créé par l'association Retz emploi, en partenariat avec les collectivités locales. Son objectif consiste à développer une économie solidaire pour aboutir à une filière professionnelle de collecte, de traitement et de gestion des déchets réemployables.

Un valoriste

Alain Riffault, valoriste, assure la permanence de Retz emploi, près de sa camionnette à l'entrée du site. « Maintenant les gens me connaissent et je récupère dans mon véhicule les déchets promis à la décharge, mais parfaitement réutilisables, même s'ils sont un peu cassés, sauf les appareils ménagers. Le principe du dépôt est libre. On nous demande conseil, et le plus souvent nous sommes intéressés par les objets qui seront réparés avant d'être mis en vente dans nos boutiques solidaires de Sainte-Pazanne, le Pellerin et bientôt à Bellevue Saint-Herblain. À tout petit prix, les objets équipent les familles aux faibles ressources. »

Du réemploi

Alain Riffault avait connu une longue période de chômage. En rentrant à l'association Retz emploi, à Sainte-Pazanne, il a commencé par un contrat aidé. Maintenant, il est en Contrat à durée indéterminée (CDI). « Valoriste, c'est devenu mon emploi. On a le contact avec le client et dans les boutiques, c'est une ambiance super. Quand les gens viennent au magasin, ils laissent leurs problèmes en dehors, comme dans un autre magasin », témoigne-t-il.

Au quotidien

Sylvain Gelly, directeur adjoint à l'association Retz emploi explique, qu'avec le début de la semaine européenne de réduction des déchets qui a débuté le 19 novembre, et en raison de l'augmentation du tonnage à Tougas, « nous assurerons au quotidien undétournement des déchets pour alimenter les filières de recyclage ».

L'ouverture d'une boutique à Bellevue et des ateliers de compostage de déchets verts sont en préparation, avec à la clé, des emplois solidaires.

Contact : latelierduretzemploi.free.fr

- Visionner le journal de Télénantes du 21 Octobre 2013

Télénantes - 3 cambriolages en 3 mois

Article paru dans Ouest-France le lundi 09-05-2011

Gildas, Coralie et Yvonnick

A Sainte-Pazanne, l'unique ressourcerie du Pays de Retz connaît un bel essor, depuis sa mise en place en 2006. Sept personnes y travaillent aujourd'hui.

Après un succès d'estime à ses débuts (2006), l'atelier du Retz-Emploi est aujourd'hui en pleine croissance, dégageant en 2010 un bénéfice de 9 400 € pour un chiffre d'affaires de 80 000 €. La structure, associative, emploie désormais à Sainte-Pazanne six salariés à temps plein et une comptable à temps partiel. Tour d'horizon d'une activité atypique, qui donne une deuxième vie aux choses en créant de l'emploi.

La collecte

« Ce sont les gens qui nous appellent », explique Gildas Houssais, directeur du Retz-Emploi. « Ils préfèrent donner plutôt que jeter », accomplissant « un geste écocitoyen », c'est-à-dire écologique et solidaire. « Ça devient naturel ». 109 tonnes ont ainsi été collectées en 2010. « Nous ne sommes pas sélectifs. Nous sommes ouverts sur le type de matière à collecter. Débarrasser, c'est aussi un service ». Chaque tonne collectée sur le territoire de Coeur Pays de Retz est rémunérée par la communauté de communes au prix que coûterait son retraitement par la déchetterie. Retz-Emploi souhaite développer ce type de partenariat avec d'autres communautés du secteur.

La valorisation

Les objets collectés sont acheminés sur le lieu de stockage de la ressourcerie, où ils sont pesés, répertoriés, triés puis mis en rayon. Là, « les salariés, aidés de bénévoles de l'association, cherchent à valoriser au mieux les produits et à diversifier notre offre ».

La vente

Les produits sont vendus dans les boutiques de Sainte-Pazanne (28, rue de Bel-Air) et du Pellerin (18, rue du Docteur-Sourdille). De tous horizons, les clients viennent « parce que ce n'est pas cher ». Il y a aussi « les chineurs, les collectionneurs et... les fans de Gildas ! » confie Coralie Durand, la présidente de l'association. Ils étaient 15 000 en 2010.

Contact : 02 40 65 89 09 ; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 Article paru dans le Courrier du Pays de Retz le vendredi 24 mai 2013

LA RESSOURCERIE DU RETZ EMPLOI OUVRE LE 8 JUIN

 2013-05-24-courrier

Article paru dans Ouest-France le mardi 01 juin 2010

Yvonnick Garnaud a trouvé sa place à l'Atelier du Retz Emploi - Le Pellerin

Arrivée d'Yvonnick G.

« J'ai commencé il y a un an et demi, d'abord dans le cadre d'un contrat d'insertion et enfin, depuis six mois, d'une embauche en CDI. » Habitant Saint-Cyr-en-Retz, près de Bourgneuf, Yvonnick Garnaud est un des trois salariés de l'Atelier du Retz Emploi. Née il y a trois ans à Sainte-Pazanne, cette association a pour objectif de favoriser la création d'emplois en intervenant dans le domaine du développement durable. « J'ai 25 ans. Au départ, j'étais paysagiste. Mais je suis avant tout intéressé par l'aspect social, la solidarité, le contact avec les gens. Ainsi j'ai travaillé pendant deux ans dans un CAT (Centre d'aide par le travail). Et puis, comme beaucoup, j'ai été confronté au chômage. Un an. Un des bénévoles de l'association m'a alors contacté et dit que l'Atelier cherchait quelqu'un. J'ai dit oui avec d'autant plus d'empressement que je partage complètement ses objectifs. »

Deux boutiques

Le temps de la gabegie et de la consommation égoïste touche à sa fin. Protéger l'environnement passe par la réduction de la quantité de déchets enfouis ou incinérés. Beaucoup d'objets aujourd'hui jetés peuvent et doivent retrouver une deuxième existence après remise en état. « Revendus à petit prix, à tout petit prix, c'est aussi une façon de cultiver un mode de vie plus solidaire, économe et raisonnable. Il y a trop de gaspillage d'un côté tandis que d'autres se trouvent dans le besoin. C'est injuste et idiot. »

L'Atelier emploie deux autres salariés, Gildas Houssais, le directeur, et Boris Avril, embauché en CDD de juillet à décembre 2009 et dans le cadre d'un contrat tremplin depuis le début de l'année. Outre ces permanents, des bénévoles s'activent à la récupération, au tri, au nettoyage et à la restauration. Ce mercredi-là nous rencontrons Anne. « Je suis de Saint-Viaud. Nous sommes une vingtaine qui venons de partout, de Nantes pour certains, bien décidés à agir concrètement. Nous lançons un appel à d'autres volontaires. L'adhésion est de 8 € par an. »

Deux boutiques, justement appelées Ressourceries, sont ouvertes au public et proposent à prix dérisoires meubles, vêtements, livres, disques, jouets, etc. On peut fouiller. Au 28 rue de Bel-Air, à Sainte-Pazanne : mercredi de 13 h 30 à 17 h 30. Et, nouveauté depuis ce mois de mai, journée continue le samedi de 9 h à 17 h 30. Au Pellerin, la boutique est ouverte, 18 rue Sourdille, le mercredi matin, de 9 h à 12 h, et le samedi jusqu'à 12 h 30. Contact au 02 40 65 89 09.

Article paru dans Ouest-France le jeudi 25 avril 2013

ALLIER « L'ENVIRONNEMENT, L'ÉCONOMIQUE ET LE SOCIAL » - SAINTE-PAZANNE

Florian Decraiye, président et Gildas Houssais, directeur

Florian de Craieye et Gildas Houssais.

Créé voilà sept ans, l'atelier du Retz-Emploi a connu un bel essor, et suscite un engouement certain de la population. Le pionnier de ce service est sans conteste Gildas Houssais, premier salarié de l'atelier et aujourd'hui directeur du Retz-Emploi. « Nous avons connu le succès dès le départ. Ça répondait à un besoin. Nous avons surtout voulu créer un espace de convivialité », raconte simplement Gildas.

Président depuis l'an passé, mais membre de l'association depuis l'origine, Florian de Craieye s'est engagé auprès de Gildas, « à la base parce que je suis passionné par la récupération d'objets anciens ». Et puis, la structure a recruté des personnes qui étaient en difficulté professionnelle. « Ce volet insertion m'a également motivé ». Comment expliquer le succès ? « Par la prise de conscience de moins gaspiller et, malheureusement, par la précarité et les difficultés financières qui incitent la population à acheter dans nos boutiques ». Ceci étant, face à cette croissance, Florian entend rester « vigilant. Conservons un développement harmonieux, dans l'esprit des débuts. »

Une autre clé du succès est le soutien de la collectivité, la communauté de communes Coeur pays de Retz. « Les financeurs nous ont accompagnés parce qu'il y avait ici un projet particulier comme nul autre. Nous avons ainsi pu construire cet équipement que nous louons au Retz-Emploi. Il a une vocation triple : l'environnement, l'économique et le social », confie le président de l'intercommunalité Bernard Morilleau. Il est allé lui-même défendre les subventions du FNADT et de l'Ademe à Paris. « On a obtenu toutes les subventions qu'on envisageait. Mais on ne fait ici qu'accompagner une initiative. C'est Gildas qui a su créer, fédérer, pérenniser ».

On parle de nous