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Article de Ouest France du 24 novembre 2013

M. Morilleau, au centre remet les clés à Gildas Houssais, et Sylvain Gelly, à gauche.

L'Atelier du Retz Emploi quitte des locaux trop exigus et peu fonctionnels à Sainte-Pazanne pour emménager dans des bâtiments flambant neufs. Il récupérera 250 tonnes d'objets cette année.

Parti de rien en 2006

« Notre nouvelle boutique est un bébé de 1028 m² qui pèse 250 tonnes d'objets récupérés », annonce fièrement le faire-part des parents - Atelier du Retz Emploi et communauté de communes Coeur Pays de Retz - après une gestation longue de six années. « J'étais seul, avec Alain Riffaud, quand nous avons planté l'enseigne de l'Atelier du Retz Emploi, en novembre 2006, se souvient le directeur Gildas Houssais. Assez vite, nous avons sollicité la municipalité pour nous aider à développer ce projet qui ne demandait qu'à décoller ».

L'avenir ne lui a pas donné tort puisque rapidement l'Atelier du Retz Emploi a essaimé hors de Sainte-Pazanne, ouvrant des antennes au Pellerin, au Breil à Nantes, à Saint-Brévin et offrant du travail à quatorze salariés. « Mais ce n'était pas du tout gagné ! Aujourd'hui, nous avons un outil idéal. »

Le soutien des élus

« C'est notamment grâce au soutien réel trouvé auprès de Bernard Morilleau », souligne Gildas Houssais. Le maire de Sainte-Pazanne et président de l'intercommunalité explique qui a d'abord observé avant de s'engager : « Nous avons été sollicités par l'association presque depuis le début. Mais nous n'avions pas de recul. Et avant de mettre des fonds publics, nous avions besoin de garantie de durabilité ».

« Au fil des années, enchaîne Bernard Morilleau, nous avons observé que l'Atelier du Retz Emploi prenait bien sa place dans le paysage du Pays de Retz et nous avons alors travaillé à la recherche de financements. Ce projet va aussi dans le sens du développement durable et de la politique de traitement des déchets. En plus, il répond à l'attente de la société en lui permettant de s'équiper à moindre coût ».

Une opération de 8 M€

L'association a pour buts la collecte, la valorisation et le réemploi d'objets et de matériaux pouvant être revendus ou recyclés afin de diminuer la quantité de matériaux enfouis ; la sensibilisation et l'information du public aux questions de développement durable et d'écocitoyenneté ; enfin l'aide à l'insertion sociale ou professionnelle de personnes en difficulté en leur fournissant un stage, un emploi et une formation.

Hormis les subventions de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), de l'Etat à travers le Fnadt (Fonds national d'aménagement du territoire) et la Detr (Dotation d'équipement des territoires ruraux), l'opération d'un montant global de 8 M€ s'est effectuée sans fonds publics complémentaires. L'association versera un loyer au propriétaire et maître d'ouvrage, la communauté de communes.

Collecte multipliée par deux

Zone des Berthaudières à Sainte-Pazanne, la nouvelle structure s'étale sur une surface légèrement supérieure à 1 000 m², dont 400 m² de boutique et 350 m² de stockage et d'atelier de valorisation. « Nous gagnons en fonctionnalité grâce à des locaux conçus pour notre activité, en sécurisation (alarme et télésurveillance) et en temps de trajet, puisque nous nous partagions sur plusieurs dépôts pazennais ». L'atelier du Retz Emploi sera ouvert au public les mercredis et samedis, de 10 h à 18 h.

109 tonnes avaient été collectées en 2010, 143 tonnes en 2011 par 7 salariés, 200 tonnes en 2012 et l'estimation est de 250 tonnes pour 2013.

Samedi 30 novembre, inauguration à partir de 13 h et le dimanche 1er décembre, de 10 h à 17 h. Portes ouvertes la semaine du mardi 3 au samedi 7 décembre, de 10 h à 17 h. Zone des Berthaudières, 7, impasse du Clos neuf, à Sainte-Pazanne. Au programme : buffet local et de saison, studio photo mobile, expositions, ainsi qu'une animation sur la réduction des déchets et une collecte de grille-pain, cafetières, écrans d'ordinateur, petit outillage électrique...

Article paru dans Ouest-France le 02 12 2013

Une cliente

Pascale Loaec est une fidèle cliente de l'atelier du Retz-Emploi. Cette habitante de Rouans fréquente la boutique « deux à trois fois par semaine ». Elle y achète « de petites choses, de la brocante. Je suis de près aussi les ventes à thèmes ».

Pour elle, cet espace est avant tout « un endroit sympa, chaleureux. Il y a toujours du café à disposition ». La ressourcerie, c'est surtout « une ambiance, qu'on ne trouve nulle part ailleurs ».

Cette Rouansaise vient plusieurs fois par semaine à l'atelier du Retz-Emploi de Sainte-Pazanne.

Article paru dans Ouest France le 02 décembre 2013

Viviane Bodin-Roché, présidente

Viviane Bodin-Roché a eu vent des premiers souffles de l'association du Retz-Emploi alors qu'elle exerçait son métier d'infirmière. L'idée a tout de suite plu à cette habitante de Saint-Brévin, mais elle s'est retenue d'adhérer à la structure. « Lorsque la retraite a sonné, je m'y suis dévouée et m'y donne pleinement aujourd'hui », raconte-t-elle.

Devenue présidente de l'atelier, elle conçoit le bénévolat comme « une disponibilité ». Elle y consacre « deux journées entières par semaine. Je déjeune avec les salariés. Je suis là pour eux, les jeunes. Je les aime bien. J'y trouve mon compte. »

Mais pourquoi le Retz-Emploi ? « Je suis fervente de l'anti gaspillage, de la réutilisation des objets. Je pratique aussi la peinture. Il y a ici une multitude d'objets que j'aimerais détourner à cette fin... » Celle qui aime « les choses simples, non contraintes par les normes », et qui adopte « la fantaisie et la couleur » comme philosophie de vie, veut mettre à la portée de tous, pour de petits budgets « de la décoration, du vestimentaire, des objets du quotidien ».

Article paru le 12 décembre 2013 dans Nantes 2013 European green capital

Depuis le mercredi 4 septembre, le nouvel atelier du « Retz emploi » a ouvert ses portes dans le quartier du Breil à Nantes. L'atelier est lauréat de l'appel à projets citoyens Nantes Capitale verte. Cette ressourcerie donne une seconde vie aux objets destinés à la déchetterie.

Ressourcerie du Breil

Dans le quartier du Breil, l'atelier du « Retz emploi » est avant tout un lieu convivial, où l'on met au premier plan l'échange entre habitants du quartier et la réduction des déchets. Après les boutiques de Sainte-Pazanne, du Pellerin et de Saint-Brévin, c'est la quatrième ressourcerie qui ouvre ses portes dans le département de la Loire-Atlantique. On peut y trouver une vaste gamme de vêtements, de la vaisselle, des jouets, des livres, des outils, des objets insolites et anciens. Tous accessibles, à tous les budgets. L'atelier est lauréat de l'appel à projets citoyens Nantes Capitale verte.


Le concept ? La ressourcerie collecte tout type d'objets dont les gens souhaitent se débarrasser. En 2012, l'atelier du « Retz emploi » a collecté de diverses manières plus de 200 tonnes de matériel. L'association se déplace gratuitement chez les particuliers, mais l'apport volontaire dans les magasins est également possible, et il y a des collectes en déchetterie. Ensuite, ils sont valorisés et revendus dans les magasins de la ressourcerie, sans but lucratif. Une ressourcerie est une marque déposée. Pour l'être, il faut être adhérent du Réseau des ressourceries, un réseau associatif qui représente une centaine de structures en France. Il faut rentrer dans une démarche de développement durable et respecter les quatre fonctions du concept des ressourceries : la collecte, la valorisation, la vente et la sensibilisation.

Réutilisation et recyclage

« Le taux de réutilisation s'élève à 65% », explique Sylvain Gelly, directeur adjoint de l'atelier du « Retz emploi ». « Ce pourcentage élevé de produits, qui peuvent être revendus directement dans nos magasins, est encourageant. C'est la solution la plus écologique, car le circuit des produits vendus ne nécessite pas d'utiliser de nouvelles matières premières. Cela évite l'accumulation de déchets. »
Quand la réutilisation s'avère impossible, l'association dirige les objets vers une filière de recyclage adaptée. « L'année passée, près de 19 tonnes de papiers, 14 tonnes de textile et 4,6 tonnes de déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) ont été recyclées par nos partenaires de l'Economie Sociale et Solidaire (ESS), soit 30% de la matière que nous avions reçue. 5% des objets collectés finissent malgré tout en déchetterie. »

Un lien social dans le quartier

La nouvelle ressourcerie, mise en place en lien avec les bailleurs sociaux et la collectivité, veut pleinement jouer son rôle social dans le quartier du Breil. « Nous facilitons l'insertion des personnes défavorisées, peu qualifiées, handicapées... en créant des emplois pérennes pour eux », précise Sylvain Gelly. « Chaque membre de l'équipe est à son tour porteur d'un message de sensibilisation. L'idée est d'échanger avec les habitants au sujet des déchets et de l'écocitoyenneté. C'est un quartier avec une grosse densité, où il y avait régulièrement des dépôts sauvages. Nous sensibilisons à ne pas jeter les encombrants dans la rue, mais à leur donner une seconde vie. Ainsi, finalement, tout le quartier devient acteur de la réduction des déchets. »

Article paru dans Ouest France le 21 octobre 2009

La porte de la boutique bouchée avec du contre-plaqué, après le cambriolage.

 À Sainte-Pazanne, la boutique de la ressourcerie a été cambriolée dimanche. Le 3e vol en deux mois. « Cela met en péril la stabilité financière de la structure. »

C'est la goutte d'eau. Dans la nuit de samedi à dimanche, la vitrine de la boutique de l'Atelier du Retz emploi de Sainte-Pazanne a été brisée par le jet d'un pot de fleurs et les locaux ont été fouillés. Les recettes des ventes du samedi des boutiques de Sainte-Pazanne et du Pellerin se sont envolées... Un peu plus de 1 000 €. L'association, qui collecte, valorise et revend à petits prix des objets usagés, réagit en envoyant à la presse un communiqué pour « que ces méfaits cessent ».

Car ce n'est pas le premier vol. Le 13 août dernier, l'association s'est fait voler le train arrière de l'un de ses camions garé sur le parking de l'association. Une pièce qui coûte 400 € et sans laquelle le véhicule ne peut pas rouler... Samedi 12 octobre, en pleine préparation pour la braderie des Ecossolies au Min de Nantes, ce même camion (le plus volumineux) était dérobé avec comme chargement six mois de mobilier et d'objets triés en vue de ce gros événement. Il fut retrouvé le jour même, sans moteur, vidé et carbonisé. « On doit en racheter un, ça coûte 20 000 € »,estime Sylvain Gelly, directeur-adjoint de l'Atelier du Retz emploi. La boutique du Pellerin avait, elle, déjà été cambriolée une douzaine de fois depuis son ouverture en 2009.

« Incompréhensible »

 

« Ces actes incompréhensibles sont des freins à l'investissement humain des salariés et bénévoles de l'association et mettent en péril la stabilité financière de la structure actuellement en développement », regrette l'association.

L'Atelier du Retz emploi, né en 2006 à Sainte-Pazanne, crée de l'emploi et permet aux démunis de s'habiller et de s'équiper à petits prix. C'est aujourd'hui 12 salariés, 4 boutiques solidaires (Sainte-Pazanne, Le Pellerin, Saint-Brevin, Nantes), 25 bénévoles, 200 tonnes de déchets collectés par an sur les 41 communes du pays de Retz. En 2012, les deux boutiques du Pellerin et de Sainte-Pazanne ont été fréquentées par 20 000 personnes environ.

Des alarmes dans le nouveau bâtiment

Le siège déménage dans un mois dans des locaux neufs et plus grands à Sainte-Pazanne. Il sera sous alarme... « On fait des démarches pour mettre en place une alarme et des détecteurs de présence. Idem pour nos véhicules, décrit Sylvain Gelly. C'est désagréable d'en arriver là... »

Ces dernières années, plusieurs associations caritatives ont été prises pour cibles par des cambrioleurs peu scrupuleux. Fin 2009, un camion de jouets des Restos du coeur est volé à Carquefou. Novembre 2010, nourriture et vêtements sont dérobés au Secours populaire de Couëron. Octobre 2012, à Rezé, le Secours populaire, la Croix-Rouge et Cadr'Action, sont cambriolées à la suite. En septembre dernier, c'est au tour du Secours populaire et des Restos du coeur de Pontchâteau. Ce ne sont là que quelques exemples d'une longue liste.

« On est moins sécurisé, parce qu'on n'a pas les moyens et parce que ce n'est pas un souhait, note Sylvain Gelly. On a tendance à avoir confiance en l'humain. Mais là, on voit que certaines valeurs sont absentes. »

L'association alerte aussi les médias pour « expliquer aux habitants nos difficultés actuelles à être aussi réactifs qu'à l'accoutumée ». Avec un camion en moins et des démarches en plus à faire, les employés de l'association sont moins présents dans les déchèteries et peuvent moins collecter.

Article Ouest France : http://www.ouest-france.fr/latelier-du-retz-emploi-vole-une-fois-de-plus-1644746

Article paru dans Ouest-France le 02 décembre 2013

En 2006, il est celui par qui le concept de ressourcerie est arrivé en Loire-Atlantique et au cœur du Pays de Retz. Entretien avec Gildas Houssais, Directeur de l'Atelier du Retz-Emploi, et Émile Beucher, Secrétaire national du réseau des ressourceries.

Gildas Houssais, pionnier de la ressourcerie

Comment est née la ressourcerie en Pays de Retz ?

L'association du Retz-Emploi a été créée en janvier 2006. On a commencé la vente en novembre 2006, dans un petit local. Mais la réflexion avait germé en 2003. À l'époque, j'étais un gros récupérateur, très bricoleur, je retapais des meubles... Déjà, je passais du temps dans les déchèteries à jeter, mais aussi à récupérer. Quand on s'est lancé, il n'existait que 12 ressourceries en France, surtout dans le Pas-de-Calais. Aujourd'hui, il y en a 120, qui emploient quelque 3 000 salariés. Et chaque mois, nous sommes contactés par une petite dizaine de projets qui souhaitent se lancer.

Qu'est-ce qui a fait que ça a germé ici ?

Au départ, j'étais convaincu qu'il y avait une opportunité pour une ressourcerie en Pays de Retz. J'ai commencé à évoquer ce projet. Le maire de Sainte-Pazanne, Bernard Morilleau, a été le premier à l'écoute, et mon premier soutien. Les seules offres de locaux qu'on ait eues étaient ici. En même temps, Sainte-Pazanne, c'est central par rapport au Pays de Retz, ça nous permet de rayonner sur tout le secteur. L'essor du Retz-Emploi est aussi lié à une évolution des mentalités.

Votre caverne d'Ali Baba du départ semble devenue aujourd'hui une grande surface ?

Notre atelier est certes devenu une plus grosse structure qu'au début. Il emploie aujourd'hui 14 salariés, dont 13 à temps plein. Nous collectons et valorisons 250 tonnes d'objets par an. Mais notre enseigne demeure une boutique traditionnelle, un endroit chaleureux, où le café est à disposition des clients. Nous cultivons le lien avec les gens, la convivialité, la rencontre, la découverte, la proximité, l'envie de venir à la boutique.

- Visionner le journal de Télénantes du 21 Octobre 2013

Télénantes - 3 cambriolages en 3 mois

 Article paru dans le Courrier du Pays de Retz le vendredi 24 mai 2013

LA RESSOURCERIE DU RETZ EMPLOI OUVRE LE 8 JUIN

 2013-05-24-courrier

Article paru dans Ouest-France le jeudi 25 avril 2013

ALLIER « L'ENVIRONNEMENT, L'ÉCONOMIQUE ET LE SOCIAL » - SAINTE-PAZANNE

Florian Decraiye, président et Gildas Houssais, directeur

Florian de Craieye et Gildas Houssais.

Créé voilà sept ans, l'atelier du Retz-Emploi a connu un bel essor, et suscite un engouement certain de la population. Le pionnier de ce service est sans conteste Gildas Houssais, premier salarié de l'atelier et aujourd'hui directeur du Retz-Emploi. « Nous avons connu le succès dès le départ. Ça répondait à un besoin. Nous avons surtout voulu créer un espace de convivialité », raconte simplement Gildas.

Président depuis l'an passé, mais membre de l'association depuis l'origine, Florian de Craieye s'est engagé auprès de Gildas, « à la base parce que je suis passionné par la récupération d'objets anciens ». Et puis, la structure a recruté des personnes qui étaient en difficulté professionnelle. « Ce volet insertion m'a également motivé ». Comment expliquer le succès ? « Par la prise de conscience de moins gaspiller et, malheureusement, par la précarité et les difficultés financières qui incitent la population à acheter dans nos boutiques ». Ceci étant, face à cette croissance, Florian entend rester « vigilant. Conservons un développement harmonieux, dans l'esprit des débuts. »

Une autre clé du succès est le soutien de la collectivité, la communauté de communes Coeur pays de Retz. « Les financeurs nous ont accompagnés parce qu'il y avait ici un projet particulier comme nul autre. Nous avons ainsi pu construire cet équipement que nous louons au Retz-Emploi. Il a une vocation triple : l'environnement, l'économique et le social », confie le président de l'intercommunalité Bernard Morilleau. Il est allé lui-même défendre les subventions du FNADT et de l'Ademe à Paris. « On a obtenu toutes les subventions qu'on envisageait. Mais on ne fait ici qu'accompagner une initiative. C'est Gildas qui a su créer, fédérer, pérenniser ».

Article Paru le 2 avril 2009

Une nouvelle boutique solidaire ouvrira en mai au Pellerin. Mobilier et objets récupérés y seront vendus à petits prix.

Photo de la boutique du Pellerin

Ça y est, le bail a été signé ! Retz emploi va s'installer au 18 rue du Docteur-Sourdille au Pellerin.

D'ici mai, l'association basée à Sainte-Pazanne proposera une boutique solidaire avec un coin détente où les gens pourront discuter autour d'un café et autres gâteaux. L'objectif est de créer du lien social et de participer à la réinsertion par l'emploi en collectant des objets puis en les revendant. Un projet auquel s'ajoute une dimension environnementale via la récupération de vaisselle, ordinateurs, outillage, mobilier, disques, électroménager, jouets, vêtements...Une maison où tout est à vendre !

« Cette nouvelle boutique s'appellera aussi Atelier du Retz emploi, comme celle de Sainte-Pazanne. Nous voulons garder une unité », confie le directeur Gildas Houssais. Mais des différences sont à noter : « La nouveauté réside dans la manière de présenter les objets. Nous allons reconstituer une maison avec une chambre, une cuisine, une salle à manger et les gens pourront la visiter et tout sera à vendre, du lit jusqu'au bibelot », poursuit le responsable. Dans la cour, les visiteurs trouveront tout ce qui concerne le jardinage et les jeux de plein air. Une initiative menée de concert avec la Ville. « La municipalité est très tournée vers le développement durable et l'écocitoyenneté, explique Gildas Houssais. C'est tout naturellement qu'elle est venue me demander si un projet de ressourcerie (atelier de réinsertion par la récupération) pourrait voir le jour sur la commune. » La structure ouvrira en mai, dans une maison de 70 m2louée par la commune. Pour l'heure, bénévoles et élus s'affairent pour rafraîchir les bâtiments.

Recherche de bénévoles

« Nous recherchons des bénévoles qui voudraient s'investir dans notre projet, indique le directeur. Nous sommes actuellement 18 et, avec l'ouverture de cette seconde boutique, il va nous manquer du monde. » Un second appel est lancé aux financeurs : « Nous ne sommes que quatre salariés dont trois en contrat de réinsertion. Il nous faudrait un adjoint et un autre employé. Notre action est de vendre à petits prix mais aussi de créer de l'emploi, notamment pour les personnes en difficultés. »

E.M. et P.B.

Renseignements au 02 40 65 89 09 ou au 06 71 65 87 20.

Repères

Entraide

La commune du Pellerin loue les locaux à un prix modéré. Ceux-ci étaient auparavant occupés par les Ambulances du Pays de Retz, le bâtiment servant de locaux relais pour les entreprises. Cette société est désormais installée au 37 rue de la Jaunaie, toujours au Pellerin.

« Notre action est de vendre à petits prix et de créer de l'emploi »

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